Tibet : blocus des monastères, les moines risquent de mourir de faim

Un individu tué par les autorités chinoises au Tibet.
Un individu tué par les autorités chinoises au Tibet. Visage tuméfié et trous de balles sur le flanc droit du corps. (Tibet Solidarity Committee)

Tandis que l’on débat du bien-fondé du relais de la flamme olympique, des manifestants qui s’y opposent et des Jeux de Pékin en général, la situation au Tibet ne s’est guère améliorée. L’absence d’informations nous provenant de la région n’indique en rien un retour à la normale, alors que même «la normale» est condamnable du point de vue des droits de l’homme. Des représentants du gouvernement tibétain en exil indiquent que des militaires encerclent depuis des jours les monastères où il y a eu des protestations, afin de les soumettre.

Les moines ne pourraient donc pas sortir, et il n’y aurait aucun ravitaillement en nourriture ou en eau.

«Ils ciblent les monastères où les manifestations ont eu lieu», expliquent Karma Chophel, président du Parlement tibétain en exil, dans une entrevue au quotidien australien The Age. «Dans une semaine, les moines pourraient commencer à mourir de faim et de soif. C’est une nouvelle alarmante pour nous.»

Selon Yeshi Dolma, membre du gouvernement en exil, «certains seraient déjà morts de faim». Si ça se poursuit, ce pourrait être un massacre.

Selon Chophel, le régime chinois veut les forcer à se soumettre à sa domination en renonçant, entre autres, à leur chef spirituel, le Dalaï-lama. Mais les moines pourraient choisir de mourir plutôt que de renoncer à leur foi et à leur culture, fait-il remarquer.

Dans une région tibétaine de la province du Sichuan, on a rapporté dernièrement plusieurs blessés par balle durant une manifestation. Il est impossible de savoir combien sont morts. Des sources ont indiqué à Radio Free Asia que tous les hôtels de la région étaient maintenant occupés par les soldats et qu’ils y demeureraient jusqu’après les Olympiques.

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Birmanie : une répression plus meurtrière qu’on ne le croit

«Le nombre de morts pourrait être beaucoup plus élevé.» Cette phrase a été reproduite et répétée inlassablement dans presque tous les reportages produits sur la crise de la répression des manifestations anti-junte en Birmanie cet automne. En voyant les dernières images de mares de sang et de sandales abandonnées sur le pavé avant le blocus total des communications, le nombre de personnes – quinze – reconnues comme décédées par les autorités semblait trop peu élevé, compte tenu spécialement que des milliers de Birmans avaient été assassinés au moment des derniers soulèvements démocratiques en 1988.

Le 7 décembre, l’envoyé spécial des Nations unies en Birmanie, Paulo Sergio Pinheiro, a déclaré qu’au moins 31 personnes avaient été tuées par le régime, mais que «le nombre de morts pourrait être beaucoup plus élevé». Les conclusions de son enquête devaient être présentées le 11 décembre à l’ONU. Elles confirment ce qui avait filtré plus tôt, soit que la répression est loin d’être terminée avec les graves abus ayant cours dans les lieux de détention.

«Depuis la répression, il y a eu un nombre grandissant de rapports de morts en détention, de même que de mauvais traitements, de manque de nourriture, d’eau ou de soins médicaux dans des centres de détention surpeuplés et non sanitaires à travers le pays», a-t-il déclaré à l’AFP.

Un grand nombre de corps auraient été incinérés dans le crématorium de Ye Way, à Rangoun, durant plusieurs nuits consécutives à la fin de septembre.

Même son de cloche du côté de l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), qui a publié, le 7 décembre, un rapport exhaustif sur la répression en Birmanie.

Le rapport de 140 pages, fondé sur plus de cent entrevues avec des témoins occulaires en Birmanie et en Thaïlande, serait le récit des événements le plus précis à cette date, selon l’ONG.

En raison de l’impossibilité d’effectuer un travail indépendant sur le terrain, HRW ne peut avancer de chiffre précis sur le nombre de décès. Le rapport se concentre sur ce qui s’est passé dans la grande ville de Rangoun, donc des abus commis ailleurs n’ont pas pu être pleinement étudiés.

Néanmoins, l’information révélée est bouleversante, comme ce témoignage de Thazin Aye décrivant les tueries survenues le 27 septembre à l’école secondaire Tamwe n° 3 :
«Nous étions si apeurés. Mes deux amis étaient hystériques et j’avais tellement peur que les soldats nous découvrent. Ensuite, les informateurs ont pointé vers les herbes. Sept jeunes gens étaient cachés là. Ils se sont levés et sont partis en courant, mais les soldats leur ont tiré dans le dos. Ils n’ont pu que faire six ou sept pas avant de tomber. Trois ou quatre des jeunes hommes de 20 à 22 ans ont été tués par balles sur le champ. Les autres ont tenté de fuir, mais ont été amenés dans les véhicules militaires.»

Human Rights Watch décrit le fil des événements, des premières petites manifestations contre l’augmentation du coût de la vie, aux manifestations de grande envergure menées par les moines bouddhistes, le tout s’étalant du mois d’août à la fin septembre. Ensuite les raids nocturnes contre les monastères, les arrestations continuelles de Birmans, les tortures et les morts en détention.

Fait inhabituel, HRW n’offre pas de recommandations à la junte militaire dans son rapport, déplorant qu’au cours de toutes ces années, les généraux n’ont jamais écouté quiconque, que ce soit l’Assemblée générale de l’ONU, d’autres gouvernements du monde ou les ONG.

Les recommandations du rapport sont plutôt dirigées vers la communauté internationale dont l’inaction, hormis quelques déclarations ou actions unilatérales, est perçue comme une complicité.

À ce titre, une série de sanctions devraient être mises en place par le Conseil de sécurité des Nations unies. En haut de la liste : un embargo sur la vente d’armes.

Mais quelle que soit la manière, la sanction efficace ne semble pas être à la veille de venir, car la Chine est identifiée comme le plus grand protecteur du régime militaire birman et elle a souligné son refus d’utiliser son pouvoir au Conseil de sécurité pour faire plier les généraux. «La Chine est la clé, écrit HRW. En janvier 2007, elle a protégé les généraux en imposant son veto à une résolution sur la Birmanie au Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a signifié clairement qu’elle bloquerait toute résolution future.»

En outre, le magazine en ligne The Irrawady rapportait, le 7 décembre dernier, qu’une cargaison de 400 véhicules militaires chinois était sur le point de traverser la frontière sino-birmane, après l’importation de 21 canons d’artillerie chinois du 6 novembre dernier.

L’Inde et la Thaïlande sont également pointées du doigt en raison de leur inaction motivée par les liens commerciaux et, en plus pour New Delhi, les considérations géopolitiques. HRW demande à l’Inde, la plus grande démocratie du monde, d’ajouter une dimension éthique à sa politique étrangère, car elle était auparavant du côté de la Ligue nationale pour la démocratie en Birmanie.

Le Japon est également interpellé, sa réponse étant jugée extrêmement timide malgré le meurtre à bout portant de son ressortissant journaliste, Kenji Nagai, capté sur vidéo.

Le futur est encore incertain, conclut Human Rights Watch. «L’Histoire jugera sévèrement les pays comme la Chine, l’Inde et la Thaïlande – les puissants voisins de la Birmanie – qui ont fait jusqu’à maintenant très peu, ou rien du tout, pour appuyer le peuple birman qui souffre depuis si longtemps. Aussi longtemps que [ces trois pays] et autres protègeront les généraux, ils pourront échapper à la tempête, du moins jusqu’à ce que le peuple birman se soulève à nouveau, ce qu’il va presque certainement faire.»

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Birmanie: un «optimisme» authentique ?

En regardant brièvement les récents développements en Birmanie, on pourrait être porté à croire qu’il y a eu un «retour à la normale» et qu’il y a même une voie à la «réconciliation nationale». L’envoyé spécial des Nations Unies, Ibrahim Gambari, a terminé une deuxième visite au pays la semaine dernière, et Aung San Suu Kyi, chef de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) ayant passé douze des dix-huit dernières années en réclusion, a eu l’autorisation de rencontrer des hauts responsables de son parti, une première depuis 2004.

Suite à cette rencontre, les propos rapportés des membres de la LND qui ont rencontré Suu Kyi laissaient espérer un regain d’optimisme dans le camp démocrate. «Aung San Suu Kyi a dit qu’elle pensait que les autorités avaient la volonté [d'œuvrer à la] réconciliation nationale», a indiqué le porte-parole de la LND, Nyan Win, selon AFP. Mais «réconciliation nationale» n’est qu’un terme qui peut s’apprêter à différentes sauces. La junte militaire œuvre depuis longtemps pour accoucher de son projet de nouvelle constitution devant mettre en pratique une «démocratie disciplinée» n’enlevant en rien le dernier mot aux généraux.

Ces derniers auraient-ils finalement mis un peu d’eau dans leur vin, forcés par la pluie de critiques de pays étrangers? On a rapporté que les discussions entre Suu Kyi et des cadres de son parti s’étaient déroulées ouvertement, ce qui est douteux si l’on considère qu’elles ont eu lieu à l’intérieur d’une résidence gouvernementale.

Cette position conciliatrice de l’éternelle opposante démocrate a nettement plu au régime militaire, qui a publié sa photo ainsi qu’un article en première page du quotidien officiel, New Light of Myanmar, le samedi 17 novembre. On la voit en compagnie du général Aung Kyi, un représentant du gouvernement agissant comme agent de liaison entre Mme Suu Kyi et le haut de la hiérarchie militaire. Habituellement, la couverture que reçoit la dame est négative, étant dépeinte comme «dépassée».

Pour la junte, cet apparent rapprochement ne pourrait être qu’un coup de relations publiques, alors qu’un autre envoyé spécial de l’ONU, Paulo Sergio Pinheiro, est arrivé au pays le 11 novembre pour enquêter sur les droits de l’Homme en Birmanie. Avant la dernière visite d’Ibrahim Gambari, les autorités avaient expulsé le plus haut diplomate de l’ONU en Birmanie, Charles Petrie, après que celui-ci eut critiqué la situation économique du pays. On avait alors dénoncé un coup de théâtre visant à faire déraper l’agenda de M. Gambari qui devait œuvrer à rétablir le dialogue entre les généraux et la LND. Il y avait donc certaines craintes que l’envoyé de l’ONU ne cherche davantage à obtenir des explications sur l’expulsion de M. Petrie que de s’appliquer à son mandat.

Mais l’expulsion de M. Petrie a, dans le discours, davantage choqué les États-Unis que le secrétaire général de l’ONU. Les États-Unis s’étaient dits «outrés», tandis que Ban Ki-moon était «déçu».

M. Gambari semble avoir gardé le cap et il est sorti de Birmanie aussi grandi que la junte. Non seulement des membres de la LND ont pu s’entretenir avec leur chef, dans des circonstances douteuses, mais Aung San Suu Kyi a remis un message public à Gambari qui souligne l’importance de l’ONU dans le processus de réconciliation nationale. La lettre comporte six points et, dans le premier point, Mme Suu Kyi écrit : «Je suis aussi reconnaissante envers le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, pour son soutien inébranlable à la cause de la réconciliation nationale, à la démocratie et aux droits de l’Homme dans mon pays.»

Dans les autres points, elle dit «accueillir» la nomination de l’agent de liaison Aung Kyi, dans l’espérance qu’un dialogue avec le leadership du régime pourra être établi sous peu. Elle se dit également prête à «coopérer avec le gouvernement afin de faire du processus de dialogue un succès et d’accueillir les bons offices nécessaires des Nations Unies pour aider à faciliter nos efforts dans ce sens.»

En outre, elle appelle à respecter les opinions des minorités ethniques, dans un souci d’unité nationale et elle interpelle également les autres pays membres de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est).

De tels propos sans confrontation sont du bonbon pour la junte. Suu Kyi projette une image de quasi-capitulation, elle qui est épuisée après ces années de tourmente et la vue de son peuple qui s’enfonce. Ayant constaté la répression sans merci de la population le mois dernier, le mentorat des Nations Unies et l’appui des pays voisins deviennent indispensables. Mais la présence sur le Conseil de sécurité de pays amis de la junte et les relations économiques étroites qu’entretiennent plusieurs pays de l’ASEAN avec la Birmanie ne laissent présager rien de significatif.

Entre-temps, la répression est loin d’être terminée pour une quantité inconnue de personnes qui croupissent encore dans les prisons. Alors que des éléments modérés sont relâchés au compte-goutte, révélant des abus dignes de la pire sauvagerie, les meneurs, moines et universitaires paient encore la note salée de l’espoir démocratique.

Des organisations des droits de l’Homme sont encore très actives à recenser les violations et à tenter d’influencer les prochains pas de la communauté internationale.

«Le gouvernement militaire s’est engagé dans des numéros de relations publiques comme permettre à Gambari d’être photographié en compagnie d’Aung San Suu Kyi, mais il a échoué à effectuer un seul geste significatif pour la réconciliation nationale et la protection des droits de l’Homme», fait remarquer Brad Adams de Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué. «Il est clair que le gouvernement essaie simplement d’acheter du temps en espérant que le monde va porter son attention ailleurs. L’ONU ne doit pas accepter cela.»

HRW souhaite que la Chine, l’Inde, la Russie et la Thaïlande offrent leur «soutien politique total» à la visite de Paulo Sergio Pinheiro, lui qui n’a pu mettre les pieds en Birmanie depuis 2003. En mars 2003, il avait quitté le pays après avoir découvert un magnétophone sous une table alors qu’il interrogeait un prisonnier politique à la prison d’Insein, rapporte HRW.

De son côté, Amnesty International contredit les affirmations du régime selon lesquelles la situation est «revenue à la normale», signalant une continuation de la répression suite aux manifestations qui avaient bouleversé le monde à la fin de septembre.

Zagana, un comédien birman réputé, a raconté ceci à Radio Free Asia après environ vingt jours d’emprisonnement, en partie dans la tristement célèbre prison d’Insein : «Les vies de ces jeunes ont été détruites. Ils sont en prison, certains sont morts […] Dans la prison, il y avait des moines avec des blessures par balle dans le dos. Aussi, j’ai vu des vieux moines d’environ 72 ans qui ont reçu des coups de pied dans les côtes, alors ils étaient penchés sur le côté.»

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Birmanie: la contestation prend de l’ampleur

Les yeux et les oreilles de la planète sont rivés sur la Birmanie. Un regard détourné et les mêmes massacres de 1988 pourraient se reproduire, apportant une grande tristesse à tous les défenseurs de la démocratie et des droits de l’Homme. Dans un scénario totalement hors du commun, les milliers de moines bouddhistes qui manifestent depuis plusieurs jours contre la junte militaire ont pu, le 22 septembre dernier, passer devant la résidence dans laquelle est prisonnière la leader du mouvement démocratique et Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi.

Habituellement, l’avenue où se trouve la résidence de Mme Suu Kyi, dont elle est prisonnière depuis 2003, est bloquée par des militaires. À l’occasion de la procession des moines, des policiers auraient soulevé la barrière, les laissant passer.

Selon des témoins, Aung San Suu Kyi serait alors sortie de chez elle pour voir les moines et, à la clôture qui garde sa maison et derrière un cordon de policiers antiémeute, aurait éclaté en sanglots. Les moines ont alors prié pour elle, et on pouvait y entendre des vœux de bonne santé et de prompte libération. Environ 2000 bonzes auraient participé à cette action, selon Radio Free Asia (RFA). Ils étaient accompagnés par bon nombre de civils également, dont certains se sont donnés pour tâche de faire un cordon de sécurité pour protéger les moines contre des agressions des policiers ou des milices proches du pouvoir.

«Nous sommes satisfaits et nous nous réjouissons d’avoir pu lui donner notre prière alors qu’elle est sous surveillance et qu’elle n’a pu la recevoir [plus tôt]», a commenté un moine dans une entrevue à RFA. «Elle est le symbole de notre pays ainsi que de la paix et elle est reconnue comme leader de notre peuple. C’était très satisfaisant de voir cette scène. Nous n’avons pas eu la chance de parler avec elle, car elle est sous de sévères restrictions. Nous avons travaillé très dur pour atteindre ce point.»

Les manifestations des moines n’ont fait qu’aller en augmentant ces derniers jours. Selon le site Internet The Irrawaddy, qui couvre particulièrement les événements, il y avait 20 000 personnes dans les rues de Rangoon, le 23 septembre dernier, y compris environ 5000 moines et nonnes bouddhistes, elles qui se sont jointes pour la première fois au mouvement de contestation contre la dictature militaire. Sur l’une des banderoles des moines, on pouvait y lire : «La bonté l’emportera chaque fois», selon l’AFP.

Les protestations ont commencé au mois d’août pour critiquer l’augmentation du coût de la vie et de l’essence, et étaient seulement le fait de petits groupes isolés. Malgré une répression faisant plusieurs arrestations, elles se sont maintenant répandues dans plusieurs villes du pays et rejoignent plusieurs couches de la population.

Les moines se sont peu à peu joints au mouvement, et leur présence a un impact déterminant dans un pays qui est bouddhiste à environ 89 %. Ce sont maintenant eux qui mènent le bal. La répression d’une de leurs marches par les militaires n’a fait qu’aiguiser leur détermination. L’Alliance des moines de toute la Birmanie, le groupe qui semble organiser les actions des bonzes, a émis la directive de ne plus recevoir d’aumônes des militaires ou des gens qui leur sont proches, ni de conduire des services religieux pour eux.

Le 23 septembre, AFP a rapporté qu’un petit groupe de manifestants, comprenant environ 120 moines, a tenté de retourner devant la résidence de Mme Suu Kyi mais, cette fois, ils n’ont pu s’avancer sur l’avenue. Les événements de la veille ont certainement envoyé une onde de choc partout dans le pays et leur symbolisme pourrait être un facteur crucial dans l’augmentation de la contestation.

La junte militaire est au pouvoir depuis 1962. En 1988, les moines avaient participé à un soulèvement populaire pour la démocratie, mais la répression avait été terrible, laissant des centaines, sinon des milliers de personnes mortes. En 1990, le parti de Mme Suu Kyi avait remporté les élections haut la main, mais la junte a refusé de céder le pouvoir. Aung San Suu Kyi a été en résidence surveillée de 1989 à 1995, de 2000 à 2002 et de mai 2003 à aujourd’hui.

La Grande-Bretagne a annoncé qu’elle soulèverait la question de la Birmanie lors de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se déroule cette semaine à New York. Les États-Unis devraient faire de même, eux qui avaient déjà critiqué le régime militaire lors du sommet de l’APEC, en Australie, plus tôt en septembre. Mais pour qu’une action concrète soit prise, le Conseil de sécurité doit se prononcer. Or, toutes les résolutions favorables à la démocratie en Birmanie sont systématiquement bloquées par l’allié indéfectible de la junte, soit la Chine.

Avec AFP et RFA.

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